Après la découverte de Milan et de ses Grands Lacs, nous avons poursuivi notre route vers la région des Dolomites, située dans les Alpes du Nord de l’Italie, à la frontière autrichienne.

Les Dolomites sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2009. Elles font partis des paysages montagneux les plus beaux d’Europe, « la plus belle architecture naturelle du monde » disait même Le Corbusier. Et ouais !

Au programme : des routes de montagne mythiques, des randonnées, des lacs à l’eau bleu émeraude et des centaines de pics acérés !

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

PRATIQUE — 8 jours dans la région des Dolomites

Se rendre et se déplacer dans les Dolomites

  • Pas le plus simple de se rendre dans les Dolomites ! Munich en Allemagne et Milan en Italie sont les deux grandes métropoles facilement accessibles en train, proche de la région des Dolomites. On a préféré l’option Paris – Milan, relié par un TGV direct depuis la Gare de Lyon. Pratique, confortable et en plus abordable !
    À partir de là, on peut louer une voiture (environ 360 € pour 15 jours, mieux vaut passer par Autoeurope et/ou RentalCars pour comparer les prix aux dates prévues). De Milan ou Munich, il suffit de rouler 3 h pour atteindre la région des Dolomites.
  • Il est tout à fait possible de se déplacer uniquement en bus et/ou en train, ces derniers étant d’ailleurs bien développés dans le Nord des Dolomites.
    Enfin, de très belles pistes cyclables parcourent les vallées des Dolomites… Et oui, on est tout proche de l’Autriche, et le vélo est bien considéré dans la région. Ça donne des idées pour une prochaine fois !
  • Une dernière option pour se rendre dans les Dolomites reste l’avion… Mais franchement, est-ce encore raisonnable — aujourd’hui — de prendre l’avion pour une si courte distance ?

À quelle saison faut-il aller dans les Dolomites ?

La région des Dolomites est visitée par de nombreux touristes — plutôt aisés — aussi bien l’été que l’hiver. C’est donc une région qui se visite en toute saison. À noter que l’hiver est plus propice au ski, alors que l’été est le paradis des randonneurs. À l’automne, les prix des logements sont un peu plus bas et la végétation arbore ses couleurs orangées. Pour éviter la foule, le mieux c’est de privilégier la fin du printemps ou le début de l’automne. 
Si vous voulez partir en mode camping, il ne faut juste pas oublier qu’on est quasiment tout le temps au-dessus des 1 500 m d’altitude, et qu’il peut donc faire très froid au tout début de l’automne et du printemps !

Combien de temps consacrer à la région ?

Il y a beaucoup à voir et à faire dans les Dolomites, entre les randonnées, les routes, les lacs et les musées… Une à deux semaines permettent de découvrir au mieux l’ensemble du massif montagneux.

La langue

En Italie, l’italien est la langue officielle du pays bien qu’elle ne soit pas inscrite dans la Constitution italienne. Il y a encore cinquante ans, très peu d’Italiens la maîtrisait. Chaque région parlait son dialecte et autres langues.
Dans le Trentino-Alto Adige (ou Südtirol), la région où se trouve la majeure partie du massif montagneux des Dolomites, on parle principalement l’allemand ! Une occasion parfaite pour mettre en pratique notre allemand appris durant notre scolarité… À vrai dire, il ne nous reste pas grand chose, haha !

Dormir au cœur des Dolomites

  • Comme on le disait plus haut, c’est une région visitée par de nombreux touristes au niveau de vie assez aisé. En clair, il est très compliqué de trouver une nuit à moins de 100 €, même dans un hôtel sans charme. D’ailleurs, les hôtels de luxe à plus de 300 € sont légions dans la région ! Pour les citer, ADLER Lodge RITTEN, San Luis Retreat Lodges, Miramonti Boutique Hotel… Des hôtels qui font rêver !
  • La meilleure option financière pour dormir dans les Dolomites reste — encore une fois — le camping ! Par contre, il faut compter environ 45 € l’emplacement de tente pour une nuit à la haute-saison… Abusé quand même ! Mieux vaut donc favoriser le bivouac pour faire quelques économies, ou partir en basse-saison où les emplacements ne coûtent plus que 30 €.

Le budget d’un voyage dans les Dolomites

Pendant ce voyage, on a souvent eu cette impression de toujours sortir la carte bancaire. Tous les parkings sont payants, les remontées mécaniques ne sont vraiment pas données et même la route pour accéder aux mythiques Tre Cime di Lavaredo est payante (30 €). Il ne faut pas négliger sur toutes ses dépenses dans votre budget.

Au final, un voyage dans les Dolomites n’est vraiment pas bon marché. On aurait tendance à croire que partir en Italie coûte légèrement moins cher qu’en France. Mais ce n’est clairement pas le cas dans cette région d’Italie, comme globalement dans tout le Nord du pays.

Voyager avec un chien dans les Dolomites

Les chiens sont autorisés sur la majorité des chemins de randonnée, c’est l’une des raisons pour laquelle nous sommes partis dans les Dolomites. Nous n’avons jamais vu un chemin de randonnée interdits aux chiens, contrairement à nos montagnes françaises où ils sont interdits dans tous les parcs nationaux même tenus en laisse. Pas de soucis non plus dans les restaurants et une bonne partie des hôtels.

En bref, c’est une destination très dog-friendly !

Guide papier sur les Dolomites

Cette fois-ci, nous nous sommes aidés du Guide Vert Michelin sur l’Italie du Nord pour préparer notre voyage. Les infos de ce guide sur la région sont assez minces, mais c’est le seul qui proposait autant de contenu sur les Dolomites, notamment au niveau des plus beaux itinéraires routiers.

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

1 L’arrivée dans les Dolomites par le majestueux col du Stelvio

Depuis le Lac de Côme ou la Suisse, le col du Stelvio est une vraie claque visuelle pour une entrée en puissance dans la région des Dolomites. Pour info, après le col de l’Iséran en France, le col du Stelvio est le deuxième col routier le plus haut des Alpes, avec ses 2758 mètres d’altitude !

Le col du Stelvio et ses 48 lacets

Nous l’avions repéré sur le site Dangerous Road qui recense les routes les plus… « dangereuses » (oui c’est très sensationnel) et panoramiques du monde. Nous aimons beaucoup gravir les routes de montagnes à lacets, où on a l’impression d’être dans une échappée du Tour de France — du Giro en l’occurrence ici — avec les spectateurs qui nous hurlent dessus pour nous encourager à monter jusqu’en haut. Et puis ça tourne, ça part dans tous les sens, et ça donne parfois envie de vomir pour les passagers… mais qu’est-ce que c’est photogénique !

Le Stelvio est mythique en Italie, il fallait absolument qu’on y fasse le détour ! La route nous a captivé tout au long de la montée, du versant sud à la sortie de Bormio, jusqu’à la descente sur le versant nord en direction de Bolzano. Les lacets s’enchaînent sans jamais s’arrêter. On stoppe notre ascension comme on peut sur le bord de la route et on déclenche l’appareil photo pour garder une trace de ce moment.

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

Sur le versant sud, les virages sont moins serrés que sur le versant nord. Cette partie est peut-être la moins impressionnante du col, mais c’est ici que la lumière est la plus belle en fin de journée. À l’approche du point culminant, la végétation disparait pour laisser place à une herbe orangée et dorée. La route nous rappelle quelques instants les routes d’Écosse, notamment celle qui mène à Applecross.

Le versant nord-est celui qui fait toute la renommée du col, avec pas moins de 48 lacets (!!), tous numérotés le long de la route. Les virages sont courts et très serrés et font le plaisir des cyclistes aguerris, et est évidemment très souvent au programme du Giro, le Tour d’Italie cycliste.

Avis aux cyclistes amateurs (et aguerris), le col du Stelvio est fermé à la circulation automobile tous les ans à la fin août pour permettre aux cyclistes de pouvoir y grimper en toute quiétude. Bon, personnellement, il va falloir qu’on muscle un peu nos cuisses avant de tenter l’expérience 😅

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

2 Bolzano, la grande ville aux portes des Dolomites

Avant de rejoindre Bolzano, nous avons passé la nuit au Laugen Cafè Pizza B&B. Le plan initial était de dormir au camping Badlerhof de Lasa, mais nous étions début octobre et tout le camping était pris d’assaut par les camping-caristes allemands venus passés un long weekend dans la région. On avait loupé cette info de jour férié… On a appelé d’autres campings à proximité et tous étaient complets ! On n’avait pas vraiment envie de monter la tente de nuit et manger dans le froid… La solution de secours a fini par être le Laugen Cafè Pizza B&B à 65 km, soit 1 h 10 de route du lieu où l’on devait initialement dormir. Cerise sur le gâteau, les chiens y sont admis gratuitement ! Une belle découverte au final, c’est sans doute le meilleur rapport qualité-prix de la région.

Pour rejoindre notre B&B, on emprunte le Passo delle Palade de nuit. La visibilité est réduite, mais le peu qu’on aperçoit du col nous charme : une route qui serpente dans une belle forêt de sapin.

L’accueil à l’hôtel se fait chaleureusement en allemand. On renoue avec le peu de vocabulaire qui nous reste de la langue apprise au collège et au lycée (histoire de se dire que ces longues années d’apprentissage n’ont pas servi à rien). Quelques souvenirs nous reviennent rapidement : « Hallo » pour « salut », « Nacht » pour « nuit », « Frühstück » pour le « petit-déjeuner »… Du gros vocabulaire, haha !
Avant d’aller nous coucher, on mange une Margherita au restaurant de l’hôtel. Verdict : on a connu meilleur, mais c’est toujours réconfortant un repas calorique après une longue journée de route.

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

Le lendemain, direction Bolzano. La grande ville de la région est située aux portes des Dolomites. Pour y accéder, on descend le Passo della Mendola. Encore une fois, la route étroite avec de nombreuses épingles est magnifique. On distingue même la ville de Bolzano en contre-bas dans la vallée.

On a prévu un court passage à Bolzano. On se gare au Central Parking, situé tout proche du centre-ville et repéré pour ses tarifs (environ 2 € par heure) sur l’application Parkopedia. La première impression de la ville : « Wow ! C’est quoi tous ces vélos ? » Les parkings à vélo sont pleins à craquer !

Que voir / faire à Bolzano ?

Niveau architecture, les façades colorées et décorées d’ornements et de moulures ressemblent fortement aux images qu’on a de la ville d’Innsbruck, située dans la région du Tyrol en Autriche, donc juste à côté d’ici !

  • Le centre-ville historique de Bolzano tourne autour de la Piazza Walther, l’incontournable de la ville. La place est piétonne et de nombreux restaurants-bars y sont installés avec une vue sur la fontaine qui trône au milieu de la place.
    De la Piazza Walther partent plusieurs rues commerçantes et piétonnes, avec notamment la Via dei Portici.
  • Un autre incontournable de la ville, c’est le téléphérique Renon, qui amène aux « pyramides de Terre de Renon », curiosité que nous n’avons pas explorée.

Où dormir à Bolzano ?

Nous avons dormi en dehors de la ville à 45 minutes en voiture de Bolzano au Laugen Cafè Pizza B&B.
À Bolzano, on a repéré Villa Anita Rooms à partir de 75 € / nuit. Les chambres sont situées tout proche de la vieille ville et du départ du téléphérique Renon. Sûrement l’un des meilleurs plans pour loger à Bolzano !

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

3 Le Lago di Carezza, ou le lac à la couleur émeraude

Après une matinée passée à Bolzano, on file en direction du Lago di Carezza, situé à 30 minutes en voiture de Bolzano. Le long de la route, des panneaux indiquent qu’on circule sur l’itinéraire officiel des Dolomites, l’un des plus beaux des Alpes. De nombreux automobilistes viennent chaque année sur ses routes pour faire chauffer les moteurs de leurs grosses cylindrés. On a croisé de nombreuses Porsche, des Ferrari et autres voitures de course hors-de-prix… mais aussi, dans un tout autre style, un paquet de voitures tunning. Et ça n’a pas arrêté pendant notre semaine passée dans la région !

Premier arrêt sur cet itinéraire des Dolomites : le Lago di Carezza. Le lac à la couleur émeraude est entouré de sapins, avec en arrière-plan les pics des montagnes. C’est un incontournable lors d’un voyage dans les Dolomites parce qu’il est situé sur le bord de la route et donc accessible à tous. Un parking payant a même été aménagé à proximité des lieux.

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

Comme tous les lacs de montagne, le volume du Lago di Carezza est moins important à l’automne. Que ce soit dans les Dolomites ou ailleurs, c’est en été que les lacs sont les mieux remplis, juste après la fonte complète des neiges. Ça, on le savait avant de venir, mais on a choisi l’automne pour ses fabuleuses teintes orangées que prend la végétation. Il faut bien faire un choix !

Cela dit, l’eau était tout de même bien présente, et les reflets bleus limpides étaient également de la partie. La balade autour du lac ne présente aucune difficulté et est accessible à tous.

Ne soyez pas étonnés si vous voyez de nombreux arbres déracinés aux alentours du lac. Les vents violents de la tempête survenue en novembre 2018 ont laissé quelques traces dans la région des dolomites. On a vu des flancs entiers de montagnes où les arbres étaient tous déracinés…

Où dormir à proximité du Lago di Carezza ?

Après s’être dégourdies les jambes autour du Lago di Carezza, on s’installe au camping Catinaccio Rosengarten (environ 30 € / nuit pour deux personnes en basse-saison) à Vigo di Fassa. La dame à l’accueil, nous prévient que les prochaines nuits vont être fraîches et que le thermomètre pourrait descendre jusqu’à – 5 °C (pour rappel, on était dans la région le 3 octobre 2019) ! Elle ne nous rassure pas, mais on a envie de tenter. De toute façon, les prix des nuitées dans un hôtel proche de Vigo di Fassa sont complètement indécents.

On aura été les seuls en tente dans le camping à affronter le froid deux nuits consécutives. Et même les derniers de l’année puisque le camping fermait juste après notre passage (ça, c’est pour notre ego). Mais bon, objectivement, ça a été deux nuits très compliquées qui nous ont fait revenir à la raison : on réservera les nuits suivantes dans des hôtels au chaud !

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

4 La montée au Sassolungo

Le plus dur avec le froid au camping ? Le coucher du soleil aux alentours de 18 h à cette saison (début octobre). Il faut ruser pour rester le moins longtemps à l’extérieur et faire en sorte que la nuit sous la tente soit la plus courte possible. Notre technique : faire la fermeture du bar du camping !

Le lendemain matin après une nuit à grelotter, on découvre les sanitaires du camping. À notre plus grand bonheur, ils sont agréables et chauffés. On comprend mieux le prix de la nuitée, et même en cette saison ! La douche chaude du matin nous remet d’aplomb pour commencer cette nouvelle journée dans les Dolomites.

Aujourd’hui, on part découvrir le massif montagneux du Sassolungo, un des emblèmes des Dolomites. Depuis Vigo di Fasso, on y accède par le passo di Sella (attention, encore une route magnifique !), où l’on a déjà une belle vue depuis la voiture sur les différents pics du Sassolungo. L’un d’eux culmine tout de même à 3126 m !

Comme partout dans les Dolomites, le parking au pied du Sassolungo est payant. On a réussi à se garer gratuitement en face d’un hôtel-restaurant. En pleine saison, il n’est pas conseillé de faire ce qu’on a fait, mais là, il n’y avait vraiment pas beaucoup de monde…

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

Un téléphérique atypique pour s’approcher de la cime du Sassolungo

Pour tout vous dire, ce qui nous excitait le plus en venant au pied du Sassolungo, c’était les télécabines au design atypique et vintage qui permettent d’arriver au pied de ses montagnes rocheuses. Elles sont très (très) anciennes, rectangulaires et blanches, et elles ne peuvent contenir que deux personnes à l’intérieur, en position debout bien évidemment. Et le plus drôle, c’est que les cabines ne ralentissent pas pour monter dedans… Autant dire qu’il faut s’accrocher !
Un employé de la station doit nous pousser dedans pour qu’on puisse les emprunter. On sert les fesses, mais ça passe ! Une fois arrivés là-haut, même procédé, il faut qu’un employé retienne la cabine pour éviter qu’on se fasse balayer ! Des télécabines d’un autre âge, on vous dit… mais c’est ce qui fait le charme de la montée.

Une fois ces péripéties passées, on se retrouve tout en haut de la montagne, au pied des pics. On peut reprendre des forces au refuge Toni Demetz, pour y déjeuner ou boire un verre en profitant de la vue sur les environs. Le retour au parking se fait à pied par un chemin qui serpente autour du massif du Sassolungo. De notre côté, nous avons dû redescendre par les remontées précédemment empruntées, puisque le début du trail sur le versant nord était partiellement enneigé et glacé (et on ne voulait prendre aucun risque avec un matériel pas forcément adapté… sans parler de Kuzco (notre toutou) qui était complètement surexcité d’être dans la neige 😅). Une prochaine fois !

Descente à pied depuis le refuge Toni Demetz

Dénivelé : – 600 m
Durée moyenne : 3 h 30
Prix remontée mécanique : 14 € / personne aller simple (ou 16 € aller-retour)
Plus d’infos sur la randonnée

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

5 Seceda, la montagne en forme de vague

C’est la dernière nuit au camping Catinaccio Rosengarten à Vigo di Fassa. On a encore bien eu froid. De la pluie est annoncée pour les prochains jours, autant dire qu’on ne regrette pas notre choix d’avoir réservé les nuits suivantes du road trip à l’hôtel.

Après avoir remballé nos affaires, l’aventure se poursuit aujourd’hui non-loin du Sassolungo, à Ortisei. D’ici partent deux téléphériques pour rejoindre le crêt de la montagne, où l’on peut observer un autre incontournable des Dolomites : la montagne Seceda, en forme de vague. La vue sur Seceda est absolument grandiose et très impressionnante, puisqu’on a l’impression de se retrouver à flanc des deux versants. Ajoutez un peu de nuages noirs menaçants, traversés par de forts rayons de soleil, et on est en pleine apocalypse !

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

Les environs sont aussi jolis et agréables pour une chouette balade. On y trouve de nombreuses cabanes en bois, éparpillés au milieu d’une herbe tantôt verte, tantôt brune. On distingue même au loin le massif du Sassolungo où nous étions la veille.

Randonner dans le Parc Naturel Puez-Odle

On profite de notre ascension en téléphérique (30 € / personne aller-retour + 4,50 € de parking) pour explorer une partie du Parc Naturel Puez-Odle, un site classé également au patrimoine mondial de l’UNESCO, situé juste au pied de Seceda. Un chemin de randonnée permet de s’enfoncer dans le parc pour offrir différents points de vue sur le Val Gardena et s’approcher des fameuses cabanes en bois.

Sur la Seceda par Pieralonga et le Refuge Firenze

Dénivelé : + 497 m – 489 m
Distance : 9.87km
Durée moyenne : 4 h
Prix remontée mécanique : 30 € / personne aller-retour
Plus d’infos sur la randonnée

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

Où dormir à proximité de Seceda ?

Les prix des nuits d’hôtel à Ortisei, la ville de départ des téléphériques pour Seceda, sont encore une fois bien au-dessus de notre budget. Le bon plan, si vous êtes bien équipés, c’est de bivouaquer au pied de Seceda. Et par la même occasion, vous rentabiliserez le prix de la remontée mécanique. Faites juste attention à ne pas louper le départ du dernier téléphérique à Ortisei qui est en fin d’après-midi aux alentours de 17 h 30.

Pour la suite du voyage, on a réservé un hôtel à Cibiana di Cadore à proximité de Cortina d’Ampezzo proche des différents lieux (Tre Cime di Lavaredo, Lago di Sorapiss et Cinque Torri) à voir dans la région.

Pour rejoindre notre hôtel depuis Ortisei, on revient sur nos pas jusqu’au beau passo di Sella avant d’emprunter un nouveau col mythique des Dolomites, le passo Pordoi. La route jusqu’à l’hôtel Baita Deona à Cibiana di Cadore est encore grandiose, surtout la partie sur la SP251 au niveau du village Pecol. On a rarement vu autant de belles routes dans une même région, c’est vraiment fou ce voyage dans les Dolomites !

Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda
Sur la route des Dolomites, partie 1 — Col du Stelvio, Carezza, Seceda

C’est déjà la fin de notre première partie sur le road trip automnal qu’on a réalisé l’année dernière. On se retrouve très vite pour la suite. Au programme de la seconde partie : les Tre Cime di Lavaredo, le Lago di Sorapiss, le Lago di Braies.

À suivre…

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  • Publié le 25 mai 2020
  • Texte et photos Marine Etoubleau & Thibault Pailloux