Article revu et complété en octobre 2018.

Après quelques articles sur notre jolie ville de Paris, on reparle ici de notre superbe voyage en Islande, parce qu’on a encore un paquet de choses à raconter.
Pourquoi donc avoir choisi de voyager en camping ? Pour deux raisons : la flexibilité (pas besoin de réserver) et le prix. Il faut compter en moyenne 20 euros par nuit pour deux personnes contre difficilement moins de 85 euros dans une guesthouse – et encore, c’est le prix d’une chambre si vous dormez avec vos propres sacs de couchage.

Le camping en Islande, c’est totalement différent du camping à la française. Ici, pas de piscine, de toboggan, de miss camping ou de Patrick Chirac… Le camping en Islande se résume bien plus souvent à un grand espace vert où on peut poser sa tente. Il n’y a même parfois pas d’accueil pour payer, et dans ce cas, un gardien passe le soir pour récolter les sous. Et ça ne lui pose aucun problème de venir vous réveiller si vous êtes déjà couchés :)

Camping de Takgil, près de vík | Tente (similaire) Coleman

Généralement, les gens séjournent une nuit, puis repartent dès l’aube vers une nouvelle destination. Tout est optimisé pour que chaque campeur soit le plus à l’aise possible. Ainsi, alors qu’on appréhendait un peu de devoir faire la cuisine dehors sous la pluie et dans le froid, la plupart des campings disposent d’une salle commune chauffée avec cuisine. Au final, on s’est très peu servis de notre réchaud et on a même du laisser notre bouteille de gaz presque pleine au camping de Reykjavik.

D’ailleurs, une bonne partie des personnes qui font un voyage en Islande laissent leurs affaires (bouteille de gaz, nourriture, etc…) à la fin de leur séjour au camping de Reykjavík. Si vous passez par là en arrivant (surtout à partir d’août), vous pouvez faire de bonnes trouvailles pour le reste de votre voyage, et économiser au moins l’achat d’une ou deux bouteilles de gaz.

Camping de Takgil, près de vík

Le matériel à prendre dans l’avion pour camper en Islande

  • Une tente. Nous, on a investi dans la tente de randonnée 3 personnes Quickhiker de chez Decathlon, et on en est très contents. Elle est parfaite à deux pour ne pas être trop serrés et surtout pour pouvoir mettre ses affaires à côté. Et elle est assez costaud pour résister aux caprices de la météo islandaise.
    En alternative, on peut aussi vous conseiller la tente Coleman Cobra 3 qui est plus résistante face au vent. Et si vous voulez le top du top, foncez sur la Mutha Hubba de chez MSR !
  • Des sacs de couchages résistants jusqu’à 0°. Toujours chez Decathlon, on a acheté deux Forclaz 0° qui pouvaient se jumeler. Bon, au final, il semble que ça ne soit pas le top, puisqu’on a eu froid tout le séjour. Donc un petit conseil : si vous prenez ces sacs de couchage, ne les jumelez pas et n’hésitez pas à bien vous couvrir en dessous. Si vous partez hors saison, on vous recommande vraiment d’investir dans des sacs plus hauts de gamme.
  • Un matelas gonflable. Bon, nous on l’a pris chez Décathlon (toujours oui…), mais celui-ci s’est percé au bout de 5 jours… Prenez-en bien soin et faites attention quand vous le repliez. Aujourd’hui, avec le recul, on pense de plus en plus se diriger vers le Thermarest NeoAir All Season, un matelas léger, haut de gamme et super isolant.
  • Un réchaud de camping : on a pris le MSR Pocket Rocket 2, mais il nous a finalement très peu servi. On a lu un peu partout qu’il ne faut pas emporter de réchaud Campingaz (qui n’est officiellement distribué qu’en France), mais dans la pratique, on trouve des bouteilles de gaz Campingaz un peu partout en Islande (certes, moins que des MSR ou des Primus, mais tout de même). Aujourd’hui, on a changé pour le réchaud Terra Hiker, bien plus stable et pratique pour cuisiner un minimum… tout en restant compact.
  • Une lampe frontale. Gros coup de cœur pour la Petzl Actik Core, ultra-lumineuse, avec une grande autonomie, rechargeable en USB et proposant l’option « lumière rouge » pour éviter les petites bébêtes volantes (rares en Islande cela-dit). Si vous préférez une lampe torche classique, on en a trouvé une excellente de la marque Halepro, pas chère, qui éclaire incroyablement bien, et qui rechargeable également en USB.
  • Une popote. Il y en a plein chez Decathlon, mais elles sont toutes conçues avec du téflon bas de gamme. On reste fidèle à notre bonne vieille popote Laken, de très bonne qualité, assez pratique, et entièrement en acier inoxydable.
  • Un couteau. Vous pouvez compter sur le le traditionnel Opinel, une valeur sûre.

À prendre en plus pour être au top

  • Un chargeur allume-cigare. Celui de RAVPower est parfait avec ses deux ports USB. Après, de plus en plus de voitures sont équipées de ports USB directement, donc peut-être que ce n’est plus utile aujourd’hui.
    Par contre le top, c’est le convertisseur de tension, qu’on branche aussi sur l’allume-cigare. Ça permet pour le coup de recharger à peu près tout ce qui se branche sur une prise classique : ordinateur portable, batteries d’appareil photo… Super pratique !
  • Une batterie de secours de compet’. Indispensable si vous avez des smartphones gourmands en batterie. On a trouvé celle-ci de chez EC Technology qui a une énorme capacité de rechargement, en plus d’avoir trois ports USB (et donc avoir la possibilité de recharger trois appareils en même temps).
  • Des pansements pour ampoule. On ne sait jamais…
  • Des boules quies. Si vous avez le sommeil léger, on vous conseille d’en emporter avec vous. Le vent étant souvent assez violent, ça sera votre meilleur ami pour essayer de dormir un peu. Nous, on en avait récupéré des festivals où ils en distribuent gratuitement, mais celle-ci de la marque Quies n’ont pas l’air mal du tout.
  • Un magnifique masque. Surtout utile si vous partez en juin/juillet, puisqu’il n’y a quasiment pas de nuit à proprement parler ;)
  • Une trousse de secours. À composer soi-même ou à acheter toute préparée à l’avance. C’est toujours utile pour réparer les petits bobos.

Si vous avez encore un peu de place dans votre valise, en plus de prendre tous les vêtements nécessaires à un voyage en Islande (pulls, sous-pulls, grosses chaussettes, chaussures de randonnée…), on peut vous conseiller de ramener des plats lyophilisés ou en conserve, et des petits plaisirs de France. Un carré de chocolat, un petit bout de saucisson ou un petit cassoulet en conserve font tellement de bien quand c’est la tempête dehors… :)

Bonne nouvelle, on a réussi à caser (non sans mal et sans prise de tête) tous nos vêtements, nos accessoires, et les kilos de nourriture en conserve dans nos deux grosses grosses valises et nos deux sacs de randonnée (qui passent en bagage à main). Ça nous a permis de manger relativement bien pour pas très cher durant tout le séjour, en achetant uniquement nos produits frais dans les supermarchés (qui eux sont très chers).

Convertisseur de tension BESTEK
Sac à dos Décathlon
Batterie externe EC Technology
Camping des îles Vestmann | Tente (similaire) Coleman

Où acheter sa bouteille de gaz ?

Les bouteilles de gaz étant interdites en avion, on ne peut donc ramener qu’uniquement son réchaud sur place. Du coup, pour trouver des bouteilles de gaz, on vous conseille de vous rendre en arrivant au milieu de la rue principale de Reykjavík (Laugavegur) dans un magasin de bricolage. Ici, on trouve des cartouches de gaz de type Campingaz et Primus à bon prix. On trouve aussi des bouteilles dans toutes les stations services, mais les prix sont un peu plus élevés. Si vous avez un réchaud Campingaz, n’ayez crainte, vous trouverez facilement des recharges n’importe où, même au bout du monde à Landmannalaugar.
Bon plan, comme on vous l’a déjà dit, si vous passez par le camping de Reykjavík, les voyageurs y laissent leurs bouteilles à moitié pleines avant de reprendre l’avion.

Camping d'Isafjördur

Comment trouver un bon camping en Islande ?

On vous conseille de vous munir du Guide du Routard (ou Lonely Planet), on a presque jamais été déçus des adresses indiquées. Mais s’il y a bien un conseil à retenir, c’est que les campings un peu plus excentrés des points touristiques sont généralement de bien meilleure qualité (plus propres et mieux équipés). Si vous achetez une bonne carte routière (ce qu’on vous recommande), les campings y sont également indiqués. Niveau tarif, il faut compter en moyenne environ 10 € par personne et par nuit.

Imperméable Rains | Popote Laken

Nos camping préférés en Islande

  • Dans le Cercle d’or : Le camping de Selfoss est un des meilleurs campings de la région. Il est bien équipé : salle commune avec cuisine, et on peut même capter le wifi depuis sa tente. Voir notre article sur le Cercle d’Or.
  • Aux Îles Vestmann : Il n’y a qu’un seul camping sur l’île donc pas vraiment le choix. Attention, il est coupé en deux : une partie est collée au stade municipal et l’autre est dans un cratère à côté du golf (on vous conseille vraiment de poser votre tente ici). C’est le meilleur camping qu’on ait fait dans notre roadtrip. Il est très bien équipé, avec salle commune, une cuisine et des toilettes chauffés et propres ! Que demander de mieux ! Voir notre article sur les Îles Vestmann.
  • Dans la région Vík : Le camping de Takgil, juste pour la sublime route qui permet d’y accéder (plus confortable en 4×4) et pour sa petite grotte qui permet de s’abriter (même si c’est très humide et sombre). Il est inscrit comme « camping exceptionnel » sur le Guide du Routard, mais on pense qu’ils ont oubliés de prendre en compte les sanitaires qui sont clairement d’un autre âge. Voir notre article sur le Sud de l’Islande.
  • Vers Skaftafell et Jokülsarlon : Le camping de Svinafell est bien équipé : salle commune, douche (bon la pression, c’est pas trop ça…) et machine à laver. Si vous passez dans le coin, on vous conseille d’aller ici plutôt qu’au camping de Skaftafell, qui est généralement bondé, beaucoup plus cher, sans salle commune et avec des douches… payantes. Voir notre article sur le Sud de l’Islande.
  • Dans les fjords de l’Est : s’il y a bien un endroit où il faut s’arrêter par là, c’est bien dans ce petit village à Seyðisfjörður… Le camping n’est pas trop mal, avec une salle commune, mais les douches sont payantes. Le gros point négatif, c’est le terrain tout abîmé en fin de saison par les voitures. Difficile de ne pas marcher dans la gadoue ! Voir notre article sur les fjords de l’Est.
  • Dans le Nord : le camping Hamrar proche de Akureyri et celui de Hvammstangi sont plutôt bien équipés, avec douches et salle commune. Beaucoup mieux que les campings de la région de Myvatn, même si on pense que vous serez bien obligés de dormir là-bas (nous, on a fait le choix de dormir dans un bungalow au chaud dans un camping, à cause de la température avoisinant les zéro degré le jour où on était là-bas). Voir notre article sur la région de Myvatn.
  • Dans les fjords de l’Ouest : Le camping à proximité de la capitale des fjords du Nord, Isafjördur, est top. Il se trouve au pied d’une cascade et les espaces communs sont propres et tout neufs. C’est le camping le plus cher qu’on ait fait en Islande, mais ça reste une broutille quand même (24 € à deux). Voir notre article sur l’Ouest de l’Islande.

Toutes ses adresses sont dans le Guide du Routard, ne soyez donc pas étonnés si vous rencontrez des campeurs français à vos côtés :)

Refuge de Landmannalaugar

La Camping Card

Suite à quelques commentaires de nos lecteurs, nous avons découvert l’existence de la Camping Card qui donne accès à 42 campings à peu près partout en Islande. Elle coûte 149 € et est valable pour 2 adultes et 4 enfants (au maximum) de moins 16 ans. Le nombre de nuit est limité à 28. Avec cette formule, la taxe de séjour et les douches payantes doivent tout de même être réglées en sus. Cette offre est donc super valable si vous êtes plus de deux personnes à partir plus de 15 jours en Islande.

Mais attention, nous avons vu que les campings concernés sont plus excentrés et plus difficiles d’accès…

On espère avoir répondu à toutes vos interrogations sur le camping en Islande. Si vous avez des questions, on sera ravis d’y répondre ! On a écrit récemment un article sur la préparation de la valise pour partir camper, cela pourrait sûrement vous intéresser aussi.